Ermo

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Mot clé - Volonté

Fil des billets - Fil des commentaires

dimanche 9 septembre 2007

Titre en grève aujourd'hui

Certaines personnes ont une grande sensibilité et une grande intelligence, mais ne parviennent pas à en faire quelque chose de "bien" : c'est-à-dire que, pour toutes sortes de raisons liées à leur histoire, leur environnement ou toute autre contrainte extérieure, elles n'arrivent pas à faire les bons choix, les bons choix étant en fait ceux que l'on s'approprie, donc ceux qui correspondent à ce que l'on veut vraiment, et finalement ce sont les plus enrichissants. Cette difficulté rend ces personnes très malheureuses, bien sûr parce qu'elles doivent ainsi subir les conséquences de ces mauvais choix, mais surtout elles sont encore plus malheureuses parce qu'à cause de leur intelligence et/ou sensibilité, elles ont (plus ou moins) conscience de ce problème d'indécision, cette incapacité à faire les bons choix, ou même simplement à faire des choix. Bien entendu, il existe toujours des tas de raisons réelles, concrètes, des contraintes extérieures ou autres qui expliquent ces choix (ou ces non-choix). Pourtant elles sentent bien qu'au fond elles en sont elles-mêmes en grande partie responsables, et cette idée est difficilement supportable.

Lire la suite...

dimanche 20 mai 2007

Un (trop) grand week-end

Week-end de quatre jours chez moi, tranquille, aucune obligation particulière (à part quelques petites corvées normales). Je l'attendais avec impatience : pouvoir souffler un peu, essayer de m'occuper des deux ou trois choses que je veux faire depuis longtemps mais que je repousse toujours à plus tard, m'offrir quelques activités inhabituelles, rompre momentanément avec le train-train quotidien. Un répit, une parenthèse, une bouffée d'oxygène.

Lire la suite...

jeudi 12 avril 2007

Les petits papiers

L'autre jour je profitais d'un voyage en train pour faire mon "petit papier" : c'est la liste des choses à faire, en quelque sorte. J'étais d'assez bonne humeur, et donc plutôt bien disposé à répertorier les petites corvées du quotidien et les trucs que je veux faire. Le train est assez bien adapté à cette tâche, puisque je ne peux pas y faire grand chose d'autre. Aucun risque que je m'arrête en me disant "ah ben ça c'est vite fait, je n'ai qu'à m'en occuper tout de suite", ce qui fait avancer une chose mais en fait aussi oublier quelques autres. Et puis le train est propice à laisser divaguer l'esprit, ce qui me permet de retrouver par hasard des bricoles auxquelles j'avais pensées de temps et temps et toujours oubliées.

Lire la suite...

dimanche 25 mars 2007

Atrocement peur

J'ai gardé l'image de moi que j'avais quand j'étais enfant, et quand j'étais malade : parfois (souvent ?), je ne parviens pas à me voir autrement que comme quelqu'un d'extrêmement fragile, vulnérable, incapable de faire face même aux plus insignifiantes contrariétés.

Lire la suite...

mardi 14 novembre 2006

Fin

Mon grand-père vient de mourir.

Lire la suite...

jeudi 2 novembre 2006

Mon grand-père et moi

Ce matin, ma mère a laissé un message sur mon répondeur. Elle me dit que ce week-end elle va voir mon grand-père, en maison de retraite depuis à peine un an. Sa santé décline de jour en jour. Pas étonnant, de mon point du vue : c'était un homme extrêment actif, volontaire, courageux. Toute sa vie il a fait des choix, pris des décisions, agit, le plus souvent dans l'intérêt d'autrui. Il a été heureux sans aucun doute, mais plutôt en donnant de lui-même qu'en profitant de la vie pour lui-même. Devenir inutile a été et reste certainement pour lui un calvaire, une aberration, quelque chose d'absurde dans sa conception de la vie. Il ne laisse pas ou peu le personnel s'occuper de lui, ne demande jamais d'aide, ne se plaint pas même quand il a de bonnes raisons de le faire. A mes yeux, il va mourir de ne pas avoir trouvé d'autre sens à sa vie que le don de soi. Rien d'anormal à cela au demeurant : mourir "de vieillesse" après une vie riche, bien remplie, heureuse dans l'ensemble. Il était et restera pour moi un modèle de morale, de justice, de courage. Il incarne cette foi qui déplace les montagnes, qu'on peut appeler volonté : aide-toi, le ciel t'aidera. Volonté qui manque si cruellement à mon père, au passage. Bien sûr il n'était pas un saint non plus, son extrême rigueur présente de sérieux inconvénients.

Lire la suite...