Grèves, négociations, dialogue social... Le dialogue, tous se présentent eux-même comme y étant très favorables, c'est toujours "les autres" qui refusent d'y participer. Au fond, derrière les discours, ils jouent encore au plus vieux jeu du monde : chacun veut montrer que c'est lui qu'a la plus grosse. Le gouvernement affiche sa fermeté comme un signe de force morale, comme un père autoritaire qui dit à ses enfants "même si vous n'aimez pas, c'est pour votre bien". Il a la loi pour lui, puisqu'il la fait. Les syndicats prennent le rôle de rempart du petit peuple face aux injustices, comme un Robin des Bois obligé d'agir contre la loi pour défendre la veuve et l'orphelin. Les moyens sont différents : le premier impose par la loi, les seconds luttent par la paralysie. Mais les enjeux sont les mêmes : chacun se prétend prêt au sacrifice de sa popularité, alors que c'est précisément celui qui parviendra à gagner sur le terrain de la popularité qui l'emportera.