Ermo

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Mot clé - Mon grand-père

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jeudi 16 novembre 2006

Autrui

De nouveau ce vide glaçant qui m'envahit. J'ai sans doute encore fait quelque chose de travers. Ma petite cervelle se met à tourner en boucle : la perte de mon grand-père ? cet entretien professionnel qui ne s'est pas très bien passé ? le fait que je n'ai pas rempli les objectifs que je m'étais fixés (y en a un paquet) ? Manque de communication ? Comme à chaque fois, j'hésite à prendre un médoc pour me calmer. Je n'ai jamais trouvé la bonne réponse à cette question : si j'en prends, j'ai l'impression de céder à la facilité et je ne suis pas content de moi après. Si je n'en prends pas, je m'inflige une souffrance certes supportable mais peut-être inutile (ou peut-être pas), ça a un côté un peu masochiste. Bref. Comme ça fait longtemps que je n'en ai pas pris, j'essaie de m'en passer.

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mardi 14 novembre 2006

Fin

Mon grand-père vient de mourir.

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mardi 7 novembre 2006

Un vieil homme digne

Puisque j'avais parlé de mon grand-père la dernière fois, en voici quelques nouvelles. Bien sûr je suis allé le voir, avec ma mère et mes soeurs, dans sa maison de retraite.

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jeudi 2 novembre 2006

Mon grand-père et moi

Ce matin, ma mère a laissé un message sur mon répondeur. Elle me dit que ce week-end elle va voir mon grand-père, en maison de retraite depuis à peine un an. Sa santé décline de jour en jour. Pas étonnant, de mon point du vue : c'était un homme extrêment actif, volontaire, courageux. Toute sa vie il a fait des choix, pris des décisions, agit, le plus souvent dans l'intérêt d'autrui. Il a été heureux sans aucun doute, mais plutôt en donnant de lui-même qu'en profitant de la vie pour lui-même. Devenir inutile a été et reste certainement pour lui un calvaire, une aberration, quelque chose d'absurde dans sa conception de la vie. Il ne laisse pas ou peu le personnel s'occuper de lui, ne demande jamais d'aide, ne se plaint pas même quand il a de bonnes raisons de le faire. A mes yeux, il va mourir de ne pas avoir trouvé d'autre sens à sa vie que le don de soi. Rien d'anormal à cela au demeurant : mourir "de vieillesse" après une vie riche, bien remplie, heureuse dans l'ensemble. Il était et restera pour moi un modèle de morale, de justice, de courage. Il incarne cette foi qui déplace les montagnes, qu'on peut appeler volonté : aide-toi, le ciel t'aidera. Volonté qui manque si cruellement à mon père, au passage. Bien sûr il n'était pas un saint non plus, son extrême rigueur présente de sérieux inconvénients.

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