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Mot clé - Les humains

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dimanche 18 novembre 2007

Conflits sociaux (interprétation désabusée)

Grèves, négociations, dialogue social... Le dialogue, tous se présentent eux-même comme y étant très favorables, c'est toujours "les autres" qui refusent d'y participer. Au fond, derrière les discours, ils jouent encore au plus vieux jeu du monde : chacun veut montrer que c'est lui qu'a la plus grosse. Le gouvernement affiche sa fermeté comme un signe de force morale, comme un père autoritaire qui dit à ses enfants "même si vous n'aimez pas, c'est pour votre bien". Il a la loi pour lui, puisqu'il la fait. Les syndicats prennent le rôle de rempart du petit peuple face aux injustices, comme un Robin des Bois obligé d'agir contre la loi pour défendre la veuve et l'orphelin. Les moyens sont différents : le premier impose par la loi, les seconds luttent par la paralysie. Mais les enjeux sont les mêmes : chacun se prétend prêt au sacrifice de sa popularité, alors que c'est précisément celui qui parviendra à gagner sur le terrain de la popularité qui l'emportera.

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vendredi 26 octobre 2007

La quête et le calme

Il était une fois un guerrier. On a appris au guerrier à se battre, à faire preuve de bravoure et de courage. Le guerrier a fait ses preuves, il a pourfendu un ou deux dragons. Oh, pas des dragons trop méchants, mais des corrects quand-même, disons des dragons de taille moyenne. Le guerrier possède des armes et il sait s'en servir. Le guerrier parcourt le temps et l'espace, à la recherche de quelque chose... Que cherche-t-il ? Un nouveau dragon à terrasser ? Une ou deux veuves, quelques orphelins à défendre ? Une princesse à délivrer ? Une guerre contre des barbares envahissants ? Une justice à faire régner, une mission divine peut-être ? Non, le guerrier n'a pas de quête. Pauvre guerrier privé de quête ! Que peut-il faire ? Il erre sans but.

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samedi 2 juin 2007

Les 10%

J'étais parti pour un petit commentaire, et puis finalement ma réflexion m'a emmené plus loin que je ne le pensais. C'est ce texte intéressant de Mémoires d'un apathique qui m'a fait réfléchir :

"Mais de se dire que si ce pourcentage (de 10%) n'augmente pas, nous continuerons à habiter un monde aberrant et inique. Parce que 90%, les autres, continueront à faire ce qu'on leur demande, quoi qu'on leur demande..."

Je me permets une modeste hypothèse d'interprétation : en général, l'être humain a tellement besoin de se rattacher à une norme, et est tellement effrayé par l'éventualité d'en être exclu, qu'il a tendance à chercher les ressemblances avec ses plus proches voisins. Mais comme les différences restent nombreuses (par définition tout être humain est unique), le groupe tend à se définir par opposition au reste du monde, ceux qu'on ne connaît pas, qu'on ne comprend pas, donc qui font un peu peur en fait. Finalement, l'être humain se sert plus de son cerveau pour se conformer aux exigences de son groupe social que pour exercer sa liberté, cet exercice nécessitant à l'opposé une démarche de "solitude intellectuelle".

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vendredi 20 avril 2007

Du doute, de la politique... et de la patience

Aujourd'hui, intéressons-nous un chouïa au monde extérieur. Il ne vous aura pas échappé que les élections approchent (ou alors posez-vous des questions, c'est assez grave). N'espérez pas que je commente ici les derniers rebondissements de la campagne des uns ou des autres, plein de gens le font déjà, et beaucoup mieux que je ne saurais le faire. Je n'aurai pas non plus la prétention de vous infliger des consignes de vote, rassurez-vous. Mais j'avais quand-même envie de parler de politique, c'est donc ce que je vais tenter de faire ci.

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lundi 23 octobre 2006

Observateur

J'aime les gens. Au fond, j'aime vraiment les gens. C'est con hein ? Un vieux solitaire bourru comme moi. Pfff. Infoutu de communiquer avec mes semblables, mais peux pas m'empêcher de m'y intéresser. Peux pas m'empêcher de trouver à n'importe quel individu un certain charme, une sorte de beauté unique. Je suis toujours choqué d'entendre des sentences réductrices du genre "Untel est un connard". Pourtant, c'est parfois un peu vrai. Mais je ne peux pas croire qu'Untel n'ait pas l'une ou l'autre qualité qui en fait un être humain aimable (au sens "qu'on peut aimer"). Évidemment tant qu'on ne connait pas la personne on n'a aucune raison de s'y attacher. C'est comme au cinéma : dans le premier film d'action venu vous pouvez voir 200 types mourir atrocement sans ressentir la moindre émotion, mais dans un bon film la mort d'un seul vieillard, même si c'était un vrai salaud, peut vous tirer des larmes. En général on connait mal les gens, même ceux qu'on côtoie tous les jours. Mais en étant un peu observateur, et avec parfois un peu d'imagination (j'ai), on peut reconstituer le puzzle.

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vendredi 23 juin 2006

Football

Une fois n'est pas coutume, parlons d'un sujet d'actualité. A l'heure où les amateurs se préparent anxieusement à hurler frénétiquement sur leur poste de télévision (qui ne leur a rien fait), à l'heure où les réfrigérateurs ronronnent autour des indispensables bières, à l'heure où un pays tout entier s'inquiète du résultat d'un match sportif comme si une attaque nucléaire en dépendait, abordons donc avec l'impartialité qui nous caractérise (sic) ce sujet de merde, j'ai nommé le football. Je vous préviens, au moment où j'écris cette phrase je ne sais pas encore ce que je vais en dire !

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lundi 19 juin 2006

Tentative de mise au point

Cher lecteur imaginaire, au secours !

Y a maintenant de vraies gens qui viennent dans mon blog, c'est dingue. Et pas seulement des qui passent et qui s'enfuient bien vite, y en a même qui cherchent à communiquer, quelle horreur ! Puisqu'il le faut, dissipons les éventuels malentendus.

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samedi 17 juin 2006

Maladresse

Balourdise, gaucherie, inhabileté. Ma propre maladresse ne cesse de me surprendre. Parvenir à ne dire que des choses désagréables à une personne qu'on apprécie particulièrement et qu'on voudrait aider, faut le faire. Surtout quand on a plutôt tendance à fermer sa gueule. Mais voilà, on n'est pas à l'abri d'un petit accès de spontanéité. Au mauvais moment, avec la mauvaise personne, les mauvaises paroles. Rien de grave au demeurant, c'est le genre de coup qu'on sait plus ou moins rattraper, lorsqu'on est un grand maladroit reconnu comme tel. Avec un peu de recul, c'est tout de même amusant ces petites fautes de communication.

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mardi 6 juin 2006

La quête de la tortue

Ce matin, dans le jardin, la tortue marchait. Là bien sûr vous vous imaginez une tortue, symbole de lenteur, se déplacer : soulevant pesamment une patte après l'autre, bougeant au ralenti, prenant tout son temps... Non, pas du tout, la tortue fonçait droit devant elle, d'un pas décidé, d'un pas rageur. On aurait dit qu'elle avait l'intention d'en découdre avec quelqu'un, ou quelque chose du genre. En tout cas les fleurs qui avaient le malheur d'être sur son passage en ont été toutes retournées.

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