Ermo

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mardi 24 avril 2007

Vieille camarade

Ce soir j'ai peur. Elle arrive comme ça, il suffit d'un rien, de rien en fait. Comment décrire cette peur ? Ce n'est pas une peur étouffante, qui entoure, qui oppresse. Non, c'est une peur invisible, rapide, perçante. elle me donne des coups brefs, brusques, mais pas très forts. comme si elle jouait autour de moi et s'amusait à foncer vers moi pour me bousculer, toujours du côté où je ne l'attends pas. Je ne la vois pas, je ne comprends pas, il n'y a rien pour me protéger. Je cherche un abri mais il n'y a rien, comme dans un cauchemar. Aujourd'hui j'essaie de comprendre. De quoi ai-je peur, au fond ?

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lundi 5 février 2007

Contrastes du quotidien

Aujourd'hui fut une journée variée. Beaucoup de boulot, et plein de petites conneries administratives à gérer. Je déteste ça : appeler pour demander des trucs à des gens que je ne connais pas ni ne vois pas. Je trouve ça usant, ça me stresse plus que mon vrai travail, et pourtant j'ai une tâche à terminer avant demain et elle est loin d'être achevée. J'ai croisé pas mal de monde, des collègues, quelques discussions en passant. Quand j'y réfléchis, je m'aperçois que j'ai parlé à un grand nombre de personnes différentes aujourd'hui, plus que d'habitude. Je crois que ça me cause une certaine forme de "fatigue psychique" : je sais, ça fait peur comme expression, c'est juste pour dire que j'ai été obligé de beaucoup faire appel à mes ressources de "sociabilité", qui sont suffisantes mais pas plus. Parmi les micro-évènements de ma journée, morceaux choisis.

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mercredi 31 janvier 2007

Les jeux sont faits, rien ne va plus

C'est un peu comme une grosse baffe dans la gueule, une genre à t'envoyer rouler par terre. Sauf que ça se passe seulement dans la tête, la mienne en l'occurence. Un gros coup de déprime, qui me tombe dessus sans prévenir. Un peu comme d'habitude : mal au bide, angoisse, léger vertige, sensation de froid, les repères qui disparaissent (que fais-je, que dois-je faire ? partir, rester ? s'occuper, se reposer ?). Presqu'à chaque fois ça commence par une sensation physique de malaise, je me sens "malade" d'une façon ou d'une autre. Quand l'esprit ne veut pas voir qu'il y a un problème, le corps morfle. C'est assez bien foutu quand on y pense, ça fonctionne comme le sifflement d'une cocotte minute : la souffrance physique remplace le sifflement, pour demander l'intervention urgente qui doit éviter l'explosion.

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mardi 14 novembre 2006

Fin

Mon grand-père vient de mourir.

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mardi 26 septembre 2006

Perdu le fil

Depuis deux mois j'avais repris confiance, un peu. Je me sentais mieux, j'avais franchi un cap. J'étais plus détendu, plus ouvert (un peu), plus serein. Prudemment, je sentais les choses évoluer dans le bon sens. "Les choses", non, je sentais plutôt que moi j'évoluais dans le bon sens. Mais il restait, il reste encore du chemin à parcourir, des étapes à franchir. Et là, aujourd'hui, j'ai perdu le fil.

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samedi 1 juillet 2006

Les dimanches

Il était une fois un petit garçon qui vivait heureux avec sa famille. Souvent il jouait avec ses deux petites soeurs, ensemble ils inventaient des tas de jeux. Son papa leur lisait des histoires le soir avant qu'ils aillent dormir. Certains jours, sa maman leur faisait de bons gâteaux. Comme tous les enfants, il allait à l'école. Il s'appliquait en classe pour apprendre des choses, et il aimait jouer avec ses amis à la récréation. Il arrivait parfois que sa maman soit énervée, que son papa soit malade, ou qu'il se dispute avec ses soeurs. Mais la vie était somme toute plutôt agréable, pour lui comme pour beaucoup beaucoup d'enfants insouciants à travers le monde.

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