Ermo

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Mot clé - Imagination

Fil des billets - Fil des commentaires

vendredi 26 octobre 2007

La quête et le calme

Il était une fois un guerrier. On a appris au guerrier à se battre, à faire preuve de bravoure et de courage. Le guerrier a fait ses preuves, il a pourfendu un ou deux dragons. Oh, pas des dragons trop méchants, mais des corrects quand-même, disons des dragons de taille moyenne. Le guerrier possède des armes et il sait s'en servir. Le guerrier parcourt le temps et l'espace, à la recherche de quelque chose... Que cherche-t-il ? Un nouveau dragon à terrasser ? Une ou deux veuves, quelques orphelins à défendre ? Une princesse à délivrer ? Une guerre contre des barbares envahissants ? Une justice à faire régner, une mission divine peut-être ? Non, le guerrier n'a pas de quête. Pauvre guerrier privé de quête ! Que peut-il faire ? Il erre sans but.

Lire la suite...

lundi 23 octobre 2006

Observateur

J'aime les gens. Au fond, j'aime vraiment les gens. C'est con hein ? Un vieux solitaire bourru comme moi. Pfff. Infoutu de communiquer avec mes semblables, mais peux pas m'empêcher de m'y intéresser. Peux pas m'empêcher de trouver à n'importe quel individu un certain charme, une sorte de beauté unique. Je suis toujours choqué d'entendre des sentences réductrices du genre "Untel est un connard". Pourtant, c'est parfois un peu vrai. Mais je ne peux pas croire qu'Untel n'ait pas l'une ou l'autre qualité qui en fait un être humain aimable (au sens "qu'on peut aimer"). Évidemment tant qu'on ne connait pas la personne on n'a aucune raison de s'y attacher. C'est comme au cinéma : dans le premier film d'action venu vous pouvez voir 200 types mourir atrocement sans ressentir la moindre émotion, mais dans un bon film la mort d'un seul vieillard, même si c'était un vrai salaud, peut vous tirer des larmes. En général on connait mal les gens, même ceux qu'on côtoie tous les jours. Mais en étant un peu observateur, et avec parfois un peu d'imagination (j'ai), on peut reconstituer le puzzle.

Lire la suite...

jeudi 18 mai 2006

Une seule bière

Il était une fois, dans un pays merveilleusement lointain, un type qui s'appelait Pierrot, mais il aurait aussi pu s'appeler Robert comme tout le monde. Pierrot vivait tout là-haut sur la montagne blanche, avec ses moutons, son chien et sa bite. D'ailleurs il avait aussi un couteau. Pierrot s'ennuyait ferme sur sa montagne blanche de mes deux, ou plutôt comme il disait lui-même avec le vocabulaire un peu rude qui sied aux gens solitaires et bourrus : "Putain qu'est-ce que je me fais chier."

Lire la suite...