Ermo

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Mot clé - Esprit tordu

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samedi 29 septembre 2007

L'attente

Non, ça ne vient pas. J'essaie pourtant. Enfin, je crois que j'essaie. Peut-être que je n'essaie pas assez. Peut-être même qu'inconsciemment j'y mets de la mauvaise volonté, que je me persuade que je ne peux pas y arriver. Mais je crois sincèrement que j'essaie, j'essaie vraiment. Mais non, rien. Ce mystérieux phénomène semble vouloir m'ignorer aujourd'hui. Ou alors c'est moi qui veut l'ignorer, comment savoir ? L'intellect ne peut pas tout, loin de là. Et je me sens profondément idiot de ne pas atteindre cet élément si simple, si banal, si naturel pour la plupart des gens : l'envie.

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vendredi 24 août 2007

Les petits pas

Je fonctionne beaucoup (trop) de façon intellectuelle plutôt qu'intuitive. Je me suis construit tout un système bizarre, un peu bancal, peut-être même complètement tordu, qui me permet de maintenir un équilibre relatif entre mes mauvais et mes (rares) bons côtés. Je me méfie de mes intuitions et de mes sentiments, parce que je sais qu'ils m'entraînent souvent sur la pente négative (auto-dévalorisation, isolement, angoisses et autres joyeusetés du genre). J'essaie de m'en défendre avec du rationnel, du concret, de l'objectif. Par exemple, si je réussis à faire tel truc qui me semblait très compliqué, c'est que je ne suis pas si nul que ça. Je peux me permettre de faire un truc dont j'ai envie si j'estime l'avoir mérité. Tout cela n'est évidemment pas calculé de façon précise, au contraire : avec l'habitude, ça devient naturel, et je n'ai plus à y réfléchir. Sauf quand je perds vraiment le fil : là, par contre, c'est indispensable de s'y raccrocher, comme on se rattrape aux branches quand on tombe de haut. Dans l'urgence on s'y agrippe avec les mains, avec les pieds, avec les ongles, avec les dents s'il le faut... avec l'énergie du désespoir (curieuse expression d'ailleurs : ne serait-il pas plus juste de dire "énergie du dernier espoir" ?)

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jeudi 25 janvier 2007

Au fil de l'eau

Ce n'est pas de plus en plus facile de me mettre à vous écrire une petite bafouille. Parce que j'ai concrètement moins de temps, mais aussi parce que je manque d'inspiration. En fait ce n'est pas exactement ça : je crois que j'ai toujours quelques idées à raconter, mais j'en ressens moins le besoin, et parallèlement j'ose moins, je suis un peu plus pudique. C'est lié au fait que, d'une façon générale, je me sens mieux maintenant que je ne l'étais il y a quelques mois. Or ceci a un effet pervers, c'est que j'ai tendance à plus me protéger sous ma carapace, pas nécessairement m'isoler socialement mais simplement retrouver un fonctionnement social "normal" : un fonctionnement social normal consiste généralement à ne pas montrer, voire dissimuler, tout ce qu'on considère (à tort ou à raison) comme une faiblesse, un défaut, une faille, une fragilité. C'est naturel : montrer ses points faibles, c'est se rendre vulnérable. Mais c'est un peu dommage aussi, parce que cela implique souvent aussi de cacher toute forme de sensibilité, donc de perdre une grande partie des contacts potentiels avec autrui, c'est-à-dire de rester trop souvent à la surface des choses (conversation passe-partout, paroles vite oubliées).

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vendredi 1 septembre 2006

Introspection

Commentaire très (trop ?) perspicace de Douda, l'autre jour : "toujours cet ermo-tic (désolé désolé désolé mais je le fais pas exprès et puis je vous emmerde mais non revenez quand même)". Dans un sens je suis ravi d'être découvert (surtout par ma chère obsédée préférée !), c'est tellement moi ça ! Oui je suis comme ça, je crains démesurément qu'on me juge négativement, tout en prétendant me foutre royalement de ce qu'on pense de moi. Je voudrais plaire à tous sans savoir quoi faire pour plaire tout court. Je voudrais être assez sûr de moi pour envoyer chier tous ceux à qui je ne plais pas, mais je suis moi-même le plus impitoyable de ces gens qui ne m'aiment pas. Je suis comme un gamin qui cherche à faire son intéressant pour épater son monde, qui serait terriblement vexé si ça ne marchait pas. Alors je tente puérilement d'enrober mes actes et mes paroles dans une bonne couche de second degré, de recul distant ou de nuances brumeuses. Je formule moi-même la critique qui me ferait mal, pour éviter que quelqu'un d'autre ne me la fasse. Résultat, plus personne ne sait ce que j'ai vraiment voulu dire ou faire, tellement je me suis caché sous un tas informe de contradictions plus ou moins complexes. Même moi je ne le sais pas... Et encore, ça c'est quand je choisis de dire quelque chose : parfois je ferme ma gueule, ce qui reste le meilleur moyen de ne pas subir de critique, mais aussi le plus sûr pour rester tout seul comme un con.

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jeudi 27 juillet 2006

Mais je ne sais pas écrire

Besoin de parler, ce soir. Une petite tristesse qui passe. Essayons d'offrir une petite histoire aux lecteurs de mon blog, me dis-je. Leur donner si possible un petit moment singulier, un peu hors du temps, un léger instant de répit au milieu de la routine. Un truc qu'ils ne trouveraient pas ailleurs, un truc marginal mais pas un cas particulier. Il faudrait que ça leur apporte quelque chose, un tout petit goût d'universel. Vous avez vu, j'ai déjà utilisé quatre fois le mot "petit". Ce n'est pas très élégant, et pourtant je ne veux pas en changer car c'est bien le mot qui convient, qui me convient. J'aimerais avoir des choses intéressantes à dire, et être capable de les dire de façon pertinente, piquante, choquante, amusante, étonnante, élégante... Mais l'inspiration n'y est pas.

Et puis surtout, je ne sais pas écrire.

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vendredi 14 juillet 2006

Prochainement sur vos écrans

Je voulais juste dire à mes lecteurs existants ou imaginaires (ainsi qu'aux gentils robots qui se promènent sur mes pages, mais eux ne comprennent rien de ce que je dis) que non je n'ai pas abandonné mon blog, mais qu'il risque de se passer encore quelques jours avant que je ne publie de nouvelles bêtises. Et par pitié ne me dites pas "bonnes vacances", il s'agit en fait de contraintes professionnelles très désagréables. D'ailleurs le problème n'est pas tellement le temps que ça me prendrait d'écrire, mais plutôt les scrupules que j'aurais à y consacrer du temps alors que je suis censé faire autre chose, même si en vrai l'autre chose en question n'avancera pas plus vite si j'y consacre plus de temps. Décidément j'ai un peu l'esprit tordu, quand-même.

En plus j'essaierai peut-être même de raconter des trucs positifs, dans mes prochaines imbécilités. Non, j'exagère, c'est de la publicité mensongère : je ferai comme d'habitude, ce qui me passe par la tête.