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Mot clé - Courage

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dimanche 20 mai 2007

Un (trop) grand week-end

Week-end de quatre jours chez moi, tranquille, aucune obligation particulière (à part quelques petites corvées normales). Je l'attendais avec impatience : pouvoir souffler un peu, essayer de m'occuper des deux ou trois choses que je veux faire depuis longtemps mais que je repousse toujours à plus tard, m'offrir quelques activités inhabituelles, rompre momentanément avec le train-train quotidien. Un répit, une parenthèse, une bouffée d'oxygène.

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mardi 24 avril 2007

Vieille camarade

Ce soir j'ai peur. Elle arrive comme ça, il suffit d'un rien, de rien en fait. Comment décrire cette peur ? Ce n'est pas une peur étouffante, qui entoure, qui oppresse. Non, c'est une peur invisible, rapide, perçante. elle me donne des coups brefs, brusques, mais pas très forts. comme si elle jouait autour de moi et s'amusait à foncer vers moi pour me bousculer, toujours du côté où je ne l'attends pas. Je ne la vois pas, je ne comprends pas, il n'y a rien pour me protéger. Je cherche un abri mais il n'y a rien, comme dans un cauchemar. Aujourd'hui j'essaie de comprendre. De quoi ai-je peur, au fond ?

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jeudi 4 janvier 2007

Mon fantôme

Me sens pas terrible ce soir. Une petite angoisse sournoise qui s'invite. Je ne l'ai pas vue arriver et tout à coup elle est là : je me demande ce qui ne va pas, pourquoi ce léger mal de ventre, pourquoi cette sensation de froid pas vraiment physique, pourquoi ce manque d'entrain soudain, et puis je ressens cette peur sourde, ce courant d'air, pourtant pas très fort, qui me vide doucement la tête. J'ai peur. Sans comprendre, je ressens le besoin de serrer une main, serrer très fort comme pour s'accrocher. Alors je reconnais le souvenir, tellement vivace malgré les nombreuses années qui m'en séparent aujourd'hui.

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jeudi 16 novembre 2006

Autrui

De nouveau ce vide glaçant qui m'envahit. J'ai sans doute encore fait quelque chose de travers. Ma petite cervelle se met à tourner en boucle : la perte de mon grand-père ? cet entretien professionnel qui ne s'est pas très bien passé ? le fait que je n'ai pas rempli les objectifs que je m'étais fixés (y en a un paquet) ? Manque de communication ? Comme à chaque fois, j'hésite à prendre un médoc pour me calmer. Je n'ai jamais trouvé la bonne réponse à cette question : si j'en prends, j'ai l'impression de céder à la facilité et je ne suis pas content de moi après. Si je n'en prends pas, je m'inflige une souffrance certes supportable mais peut-être inutile (ou peut-être pas), ça a un côté un peu masochiste. Bref. Comme ça fait longtemps que je n'en ai pas pris, j'essaie de m'en passer.

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mardi 14 novembre 2006

Fin

Mon grand-père vient de mourir.

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jeudi 2 novembre 2006

Mon grand-père et moi

Ce matin, ma mère a laissé un message sur mon répondeur. Elle me dit que ce week-end elle va voir mon grand-père, en maison de retraite depuis à peine un an. Sa santé décline de jour en jour. Pas étonnant, de mon point du vue : c'était un homme extrêment actif, volontaire, courageux. Toute sa vie il a fait des choix, pris des décisions, agit, le plus souvent dans l'intérêt d'autrui. Il a été heureux sans aucun doute, mais plutôt en donnant de lui-même qu'en profitant de la vie pour lui-même. Devenir inutile a été et reste certainement pour lui un calvaire, une aberration, quelque chose d'absurde dans sa conception de la vie. Il ne laisse pas ou peu le personnel s'occuper de lui, ne demande jamais d'aide, ne se plaint pas même quand il a de bonnes raisons de le faire. A mes yeux, il va mourir de ne pas avoir trouvé d'autre sens à sa vie que le don de soi. Rien d'anormal à cela au demeurant : mourir "de vieillesse" après une vie riche, bien remplie, heureuse dans l'ensemble. Il était et restera pour moi un modèle de morale, de justice, de courage. Il incarne cette foi qui déplace les montagnes, qu'on peut appeler volonté : aide-toi, le ciel t'aidera. Volonté qui manque si cruellement à mon père, au passage. Bien sûr il n'était pas un saint non plus, son extrême rigueur présente de sérieux inconvénients.

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dimanche 10 septembre 2006

Courage ? (2)

"Bon courage".

Formule automatique, formule à la con : t'as beaucoup de boulot ? "bon courage !", t'es grippé ? "bon courage !", ta bagnole est en panne ? "bon courage !", tu dois annoncer une mauvaise nouvelle ? "bon courage !". Tu l'as annoncée ? tu ajoutes "bon courage !"...

Je n'ai jamais été courageux.

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mercredi 6 septembre 2006

Courage ? (1)

Je m'étais finalement décidé à prendre les quelques rendez-vous médicaux requis pour le "bilan". Théoriquement je suis supposé faire ce bilan toutes les x années, x étant maintenant 3,4 ou 5, je sais plus. Il consiste en trois ou quatre examens de diverses spécialités : hémato, cardio, ophtalmo, etc. C'est un peu chiant mais c'est pas trop fréquent. Toujours est-il que j'avais comme souvent laissé trainé tout ça, un retard de quelques années, et pas du tout par oubli. Comme je n'arrive pas à me détacher de l'idée que c'est injuste d'avoir à supporter ça (même si en l'occurrence il ne s'agit que de quelques heures à l'hosto), ça m'emmerde beaucoup plus que ça ne devrait (au sens où une perte de temps beaucoup plus importante pour une formalité administrative quelconque m'est nettement moins désagréable, par exemple).

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samedi 1 juillet 2006

Les dimanches

Il était une fois un petit garçon qui vivait heureux avec sa famille. Souvent il jouait avec ses deux petites soeurs, ensemble ils inventaient des tas de jeux. Son papa leur lisait des histoires le soir avant qu'ils aillent dormir. Certains jours, sa maman leur faisait de bons gâteaux. Comme tous les enfants, il allait à l'école. Il s'appliquait en classe pour apprendre des choses, et il aimait jouer avec ses amis à la récréation. Il arrivait parfois que sa maman soit énervée, que son papa soit malade, ou qu'il se dispute avec ses soeurs. Mais la vie était somme toute plutôt agréable, pour lui comme pour beaucoup beaucoup d'enfants insouciants à travers le monde.

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