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Mot clé - Combats

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vendredi 26 octobre 2007

La quête et le calme

Il était une fois un guerrier. On a appris au guerrier à se battre, à faire preuve de bravoure et de courage. Le guerrier a fait ses preuves, il a pourfendu un ou deux dragons. Oh, pas des dragons trop méchants, mais des corrects quand-même, disons des dragons de taille moyenne. Le guerrier possède des armes et il sait s'en servir. Le guerrier parcourt le temps et l'espace, à la recherche de quelque chose... Que cherche-t-il ? Un nouveau dragon à terrasser ? Une ou deux veuves, quelques orphelins à défendre ? Une princesse à délivrer ? Une guerre contre des barbares envahissants ? Une justice à faire régner, une mission divine peut-être ? Non, le guerrier n'a pas de quête. Pauvre guerrier privé de quête ! Que peut-il faire ? Il erre sans but.

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jeudi 30 août 2007

Struggle for life

De tout temps, l'être humain a dû lutter. L'Histoire, la mythologie, les religions, l'inconscient collectif de toutes les cultures du monde sont remplis de ces combats héroïques opposant l'Homme à l'adversité. L'humanité s'est construite sur une succession d'affrontements violents, au cours desquels l'Homme a souvent fait preuve, non sans efficacité, de ces deux aptitudes paradoxales qui le caractérisent : l'intelligence et la bestialité. Depuis l'aube de l'humanité avec la chasse à l'aurochs, jusqu'à la sublimation fictionnelle du perpétuel combat moral du bien contre le mal, dont la représentation la plus aboutie demeure sans conteste le duel de Luke Skywalker et Dark Vador, en passant par ce gros débile de Goliath même pas foutu de ratatiner le frêle David (inventeur du lance-pierre), l'Homme lutte pour sa survie dans un monde hostile.

Parmi ces grands combats qui remettent encore et toujours en question l'Humanité, qui obligent l'être humain à renouer avec ses lointains instincts sauvages et violents pour le salut de son prochain ou pour sauver ses miches, il en est un, entre les glorieuses guerres d'antan des vrais croyants contre les méchants hérétiques, la compétition footballistique et la lutte du monde libre contre ses ennemis d'hier et d'aujourd'hui (principalement communistes, nazistes, islamistes et alpinistes), il en est un, disais-je tout en réalisant l'urgente nécessité de trouver une fin à cette phrase qui restera sans nul doute dans les annales de la littérature, il en est un qui symbolise avec une extrême justesse l'essence et la beauté de cette constance humaine dans la castagne :

l'éternel et sanglant affrontement de l'Homme et du Moustique.

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mardi 24 avril 2007

Vieille camarade

Ce soir j'ai peur. Elle arrive comme ça, il suffit d'un rien, de rien en fait. Comment décrire cette peur ? Ce n'est pas une peur étouffante, qui entoure, qui oppresse. Non, c'est une peur invisible, rapide, perçante. elle me donne des coups brefs, brusques, mais pas très forts. comme si elle jouait autour de moi et s'amusait à foncer vers moi pour me bousculer, toujours du côté où je ne l'attends pas. Je ne la vois pas, je ne comprends pas, il n'y a rien pour me protéger. Je cherche un abri mais il n'y a rien, comme dans un cauchemar. Aujourd'hui j'essaie de comprendre. De quoi ai-je peur, au fond ?

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dimanche 10 septembre 2006

Courage ? (2)

"Bon courage".

Formule automatique, formule à la con : t'as beaucoup de boulot ? "bon courage !", t'es grippé ? "bon courage !", ta bagnole est en panne ? "bon courage !", tu dois annoncer une mauvaise nouvelle ? "bon courage !". Tu l'as annoncée ? tu ajoutes "bon courage !"...

Je n'ai jamais été courageux.

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