Ermo

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dimanche 9 septembre 2007

Titre en grève aujourd'hui

Certaines personnes ont une grande sensibilité et une grande intelligence, mais ne parviennent pas à en faire quelque chose de "bien" : c'est-à-dire que, pour toutes sortes de raisons liées à leur histoire, leur environnement ou toute autre contrainte extérieure, elles n'arrivent pas à faire les bons choix, les bons choix étant en fait ceux que l'on s'approprie, donc ceux qui correspondent à ce que l'on veut vraiment, et finalement ce sont les plus enrichissants. Cette difficulté rend ces personnes très malheureuses, bien sûr parce qu'elles doivent ainsi subir les conséquences de ces mauvais choix, mais surtout elles sont encore plus malheureuses parce qu'à cause de leur intelligence et/ou sensibilité, elles ont (plus ou moins) conscience de ce problème d'indécision, cette incapacité à faire les bons choix, ou même simplement à faire des choix. Bien entendu, il existe toujours des tas de raisons réelles, concrètes, des contraintes extérieures ou autres qui expliquent ces choix (ou ces non-choix). Pourtant elles sentent bien qu'au fond elles en sont elles-mêmes en grande partie responsables, et cette idée est difficilement supportable.

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dimanche 20 mai 2007

Un (trop) grand week-end

Week-end de quatre jours chez moi, tranquille, aucune obligation particulière (à part quelques petites corvées normales). Je l'attendais avec impatience : pouvoir souffler un peu, essayer de m'occuper des deux ou trois choses que je veux faire depuis longtemps mais que je repousse toujours à plus tard, m'offrir quelques activités inhabituelles, rompre momentanément avec le train-train quotidien. Un répit, une parenthèse, une bouffée d'oxygène.

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jeudi 16 novembre 2006

Autrui

De nouveau ce vide glaçant qui m'envahit. J'ai sans doute encore fait quelque chose de travers. Ma petite cervelle se met à tourner en boucle : la perte de mon grand-père ? cet entretien professionnel qui ne s'est pas très bien passé ? le fait que je n'ai pas rempli les objectifs que je m'étais fixés (y en a un paquet) ? Manque de communication ? Comme à chaque fois, j'hésite à prendre un médoc pour me calmer. Je n'ai jamais trouvé la bonne réponse à cette question : si j'en prends, j'ai l'impression de céder à la facilité et je ne suis pas content de moi après. Si je n'en prends pas, je m'inflige une souffrance certes supportable mais peut-être inutile (ou peut-être pas), ça a un côté un peu masochiste. Bref. Comme ça fait longtemps que je n'en ai pas pris, j'essaie de m'en passer.

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vendredi 11 août 2006

Le joueur d'échecs

Lu "Le Joueur d'échecs" de Stefan Zweig récemment. Intéressant, ce bouquin. Pas d'inquiétude, je ne vais pas tenter la critique littéraire éclairée, je suis loin d'avoir les compétences nécessaires. Non, en revanche j'avoue tout de suite que j'ai trouvé dans cette histoire de quoi réfléchir encore à mes petites obsessions personnelles. Ce que je trouve de singulier, dans ce bouquin, c'est la description de ce processus de passage de la frontière entre raison et folie. Lorsque le personnage concerné, M. B..., raconte son histoire au narrateur, on ne peut que comprendre ce qui lui arrive. C'est-à-dire que ce n'est pas une sorte de folie qui arrive de nulle part, le cheminement qui l'y mène est clair et cohérent. Ainsi, on ne peut pas mettre ce personnage à distance en disant "il est fou, ce n'est pas cela qu'il fallait faire" ou ce genre de chose. Il est confronté à une situation extrêmement dure et trouve (par hasard) le jeu d'échecs comme unique échappatoire. Contrairement à ces personnages qui assistent à sa partie avec le champion Czentovic, partie à la fin de laquelle M. B... débloque complètement, le lecteur ne peut se contenter de classer ce fou dans la catégorie des fous, des différents, des "pas-comme-nous", comme on le fait instinctivement en général.

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mercredi 28 juin 2006

Mauvais jour(s)

Officiellement je suis débordé professionnellement, et puis j'ai aussi plein d'autre trucs que je tiens absolument à faire rapidement. Dans ma tête les phrases commencent invariablement par "il faut que je ..." (ou "il ne faut pas que je...", selon le point de vue). Pour prendre un exemple qui ne me dévoile pas trop, il y a deux ou trois choses dont je voudrais parler un peu sur ce blog. Mais j'ai pas envie, j'ai envie de rien, aucune motivation, aucune inspiration. Je pourrais me forcer à bosser un peu, ce serait toujours ça de fait. D'ailleurs c'est sans doute ce que je vais faire, du boulot un peu bâclé, le truc dont on n'est pas vraiment satisfait mais qui fait légèrement avancer le schmilblick. Bof.

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