Ermo

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jeudi 15 novembre 2007

Attachements

Légèrement bourré ce soir, en mode bad trip. En général l'ivresse m'est plutôt agréable, même si elle me laisse toujours un soupçon de culpabilité. Au fond c'est assez simple : boire pour s'amuser avec des copains, c'est cool, boire pour s'anesthésier avec des gens que je ne connais pas assez pour me sentir vraiment bien avec eux, c'est mal barré. Faut dire que la journée n'avait pas très bien commencé : déjà j'avais mal dormi, en plus j'ai été réveillé trop tôt à cause de la circulation matinale inhabituelle, et puis je vais vite me lasser de devoir marcher au lieu de prendre le bus ou le métro (pourtant j'ai naturellement une certaine sympathie pour les gréviste, le côté rébellion contre l'autorité je suppose ?).

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samedi 29 septembre 2007

L'attente

Non, ça ne vient pas. J'essaie pourtant. Enfin, je crois que j'essaie. Peut-être que je n'essaie pas assez. Peut-être même qu'inconsciemment j'y mets de la mauvaise volonté, que je me persuade que je ne peux pas y arriver. Mais je crois sincèrement que j'essaie, j'essaie vraiment. Mais non, rien. Ce mystérieux phénomène semble vouloir m'ignorer aujourd'hui. Ou alors c'est moi qui veut l'ignorer, comment savoir ? L'intellect ne peut pas tout, loin de là. Et je me sens profondément idiot de ne pas atteindre cet élément si simple, si banal, si naturel pour la plupart des gens : l'envie.

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jeudi 26 juillet 2007

Clandestin

Ce que je veux ? Ce que j'aime ? Mes projets, mes espoirs ? Des questions traumatisantes pour bibi. D'abord parce qu'elles me mettent face à mon vide intime, face à mes manques criants, face à mes handicaps. Elles me font ressentir (et re-sentir, une énième fois) combien je suis inadapté à la vie, combien je ne suis pas à ma place dans ma propre vie. Oh bien sûr, le tableau n'est pas si noir : il y a les petits plaisirs du quotidien, comme les livres, musiques ou films qui me touchent, il y a surtout les amis, les rencontres, et puis toutes ces petites touches de beauté croisées au hasard de la balade, pour peu qu'on y prête attention. Je m'en contente, au sens plein : c'est-à-dire que j'en suis réellement content, je ne demande rien d'autre. Mais les grands projets, savoir où je vais ou ce que je veux faire de ma vie, j'aurais bien du mal à le dire, et même à le penser. Pourquoi ? J'ai une tonne de raisons sous la main, toutes meilleures les unes que les autres. En voici un échantillon.

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vendredi 13 juillet 2007

Le combat ordinaire

Ce matin je me suis réveillé en mauvais état. Je comprenais brutalement ce qui me tracassait de plus en plus depuis quelques jours, c'était assez violent. D'une certaine façon c'est rassurant de pouvoir attribuer une cause à l'inquiétude, mais c'est aussi douloureux de se prendre la réalité dans la tronche. J'ai eu du mal à commencer la journée. Je me suis dit que ce serait une journée modeste, que j'essaierai juste de faire mon boulot correctement, sans trop cogiter, sans faire de zèle, et si possible de voir des gens pour ne pas trop perdre les pédales. C'est ce que j'ai fait. Je m'étais dit que le but c'était d'arriver sans trop de casse à la fin de journée, et là j'aurais la soirée pour décompresser, pour m'écouter, pour laisser venir les émotions, pour "lâcher du lest". Je me doutais que j'aurais besoin de ce moment de solitude pour me retrouver, peut-être un moment un peu difficile mais nécessaire pour repartir "neuf".

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mardi 19 juin 2007

Un bel orage

Enfin ! Après une fin de journée de plus en plus pesante, ça y est ! ça pète, ça explose, ça éclate, ça cogne, ça tonne, ça tape, ça crache, ça frappe, ça crache, ça tombe, ça gicle, ça déchire ! ça s'échappe, ça se libère, ça se vide, ça s'exprime... Ah, ça fait du bien...

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vendredi 1 juin 2007

Violence

Putain, parfois j'aimerais tuer quelqu'un ! N'importe qui, là, maintenant, tout de suite, à main nues, comme ça. Humeur méchante. Besoin animal de violence, de brutalité, de baston, de coups, de sang, de douleur. Les gens sont cons. Le monde entier est con. Si seulement un de ces connards voulait bien me provoquer un peu... Allez, quoi, un petit effort ! Vous pouvez pas avoir peur de moi, je suis tout maigre, le genre à s'envoler si on lui souffle dessus ! Vous auriez aucun mal à me casser la gueule ! Je demande pas grand chose, juste une petite insulte, un sourire moqueur, un regard de travers à la rigueur... A vrai dire là j'exagère, il m'en faudrait un peu plus, à cause de ma saloperie de conscience de merde qui m'empêcherait de réagir de façon trop "spontanée". Mais bordel, j'aimerais bien avoir une bonne raison de me battre !

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lundi 28 mai 2007

Tourner en rond

L'autre jour j'ai fait un cauchemar qui me trotte encore dans la tête. Il faut dire que je me souviens rarement de mes rêves. En fait je me rappelle seulement la fin. Je suis au volant d'une voiture, à l'arrêt, près d'un grand bâtiment gris. Il pleut, il fait sombre, il n'y a personne. Je suis stationné sur un petit parking près d'une pente boisée assez raide. Mon père apparaît au coin du bâtiment, assez loin car le bâtiment est long. Il vient vers la voiture, en trottinant un peu à cause de la pluie. Je suis énervé, quelque chose cloche. Je démarre, assez rageusement, pour aller à sa rencontre car il ne va pas très vite. Je suppose que je dois l'emmener quelque part ensuite. Sans que je ne puisse rien y faire, la voiture s'emballe et se met à tourner en rond, comme si le frein à main était mis et que l'accélérateur était bloqué à fond en même temps (enfin j'imagine que ça ressemble à ça). Donc elle fait quelques cercles hasardeux en dérapant, très vite, je n'ai aucun contrôle. Mon père s'est arrêté (il ne comprend pas sans doute ?). La voiture dérape et se met à dévaler la pente, je ne peux pas la stopper. Elle plonge finalement dans une sorte de marécage, s'enfonce, l'eau sale et froide s'engouffre. Je me noie dans l'impuissance. Fin.

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dimanche 20 mai 2007

Un (trop) grand week-end

Week-end de quatre jours chez moi, tranquille, aucune obligation particulière (à part quelques petites corvées normales). Je l'attendais avec impatience : pouvoir souffler un peu, essayer de m'occuper des deux ou trois choses que je veux faire depuis longtemps mais que je repousse toujours à plus tard, m'offrir quelques activités inhabituelles, rompre momentanément avec le train-train quotidien. Un répit, une parenthèse, une bouffée d'oxygène.

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dimanche 13 mai 2007

Dimanche moche (1)

Ma mère me parle encore une fois de mon père. De son irresponsabilité, de son absence d'autonomie, et donc de la charge qu'il représente pour elle (tout cela dit de manière moins directe et plus détaillée, bien sûr). Elle s'inquiète depuis longtemps du manque d'argent, pour le moment où il faudra payer une maison de retraite à mon père. Elle calcule sa future retraite à elle, maigre.

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mercredi 28 mars 2007

Usurpateur

Ne lisez pas ça, c'est déprimant. Parfois je ne m'aime pas beaucoup.

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dimanche 25 mars 2007

Atrocement peur

J'ai gardé l'image de moi que j'avais quand j'étais enfant, et quand j'étais malade : parfois (souvent ?), je ne parviens pas à me voir autrement que comme quelqu'un d'extrêmement fragile, vulnérable, incapable de faire face même aux plus insignifiantes contrariétés.

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lundi 5 février 2007

Contrastes du quotidien

Aujourd'hui fut une journée variée. Beaucoup de boulot, et plein de petites conneries administratives à gérer. Je déteste ça : appeler pour demander des trucs à des gens que je ne connais pas ni ne vois pas. Je trouve ça usant, ça me stresse plus que mon vrai travail, et pourtant j'ai une tâche à terminer avant demain et elle est loin d'être achevée. J'ai croisé pas mal de monde, des collègues, quelques discussions en passant. Quand j'y réfléchis, je m'aperçois que j'ai parlé à un grand nombre de personnes différentes aujourd'hui, plus que d'habitude. Je crois que ça me cause une certaine forme de "fatigue psychique" : je sais, ça fait peur comme expression, c'est juste pour dire que j'ai été obligé de beaucoup faire appel à mes ressources de "sociabilité", qui sont suffisantes mais pas plus. Parmi les micro-évènements de ma journée, morceaux choisis.

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mercredi 31 janvier 2007

Les jeux sont faits, rien ne va plus

C'est un peu comme une grosse baffe dans la gueule, une genre à t'envoyer rouler par terre. Sauf que ça se passe seulement dans la tête, la mienne en l'occurence. Un gros coup de déprime, qui me tombe dessus sans prévenir. Un peu comme d'habitude : mal au bide, angoisse, léger vertige, sensation de froid, les repères qui disparaissent (que fais-je, que dois-je faire ? partir, rester ? s'occuper, se reposer ?). Presqu'à chaque fois ça commence par une sensation physique de malaise, je me sens "malade" d'une façon ou d'une autre. Quand l'esprit ne veut pas voir qu'il y a un problème, le corps morfle. C'est assez bien foutu quand on y pense, ça fonctionne comme le sifflement d'une cocotte minute : la souffrance physique remplace le sifflement, pour demander l'intervention urgente qui doit éviter l'explosion.

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jeudi 16 novembre 2006

Autrui

De nouveau ce vide glaçant qui m'envahit. J'ai sans doute encore fait quelque chose de travers. Ma petite cervelle se met à tourner en boucle : la perte de mon grand-père ? cet entretien professionnel qui ne s'est pas très bien passé ? le fait que je n'ai pas rempli les objectifs que je m'étais fixés (y en a un paquet) ? Manque de communication ? Comme à chaque fois, j'hésite à prendre un médoc pour me calmer. Je n'ai jamais trouvé la bonne réponse à cette question : si j'en prends, j'ai l'impression de céder à la facilité et je ne suis pas content de moi après. Si je n'en prends pas, je m'inflige une souffrance certes supportable mais peut-être inutile (ou peut-être pas), ça a un côté un peu masochiste. Bref. Comme ça fait longtemps que je n'en ai pas pris, j'essaie de m'en passer.

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vendredi 27 octobre 2006

Changer ?

Cela fait un peu plus d'un an maintenant. La date n'est pas très précise. Il y a d'abord eu des signes annonciateurs vers janvier 2005, quelque chose qui ne fonctionnait plus : angoisse diffuse, crises d'anxiété, le corps qui répond mal parfois. Et puis il y a eu quelques facteurs concrets : les difficultés professionnelles de plus en plus pressantes, une situation familiale malsaine (mon père hospitalisé en psychiatrie depuis longtemps, sa tentative de suicide). Jusqu'à l'été où j'ai perdu pied, sans doute ce qui m'est arrivé de mieux. J'ai fait moi aussi mon petit séjour en psychiatrie, et j'ai décidé que ce devait être le seul. Merci Papa, tu m'auras au moins montré ce qu'il ne faut pas faire. On m'a dit que je n'étais pas dépressif comme l'est mon père, j'ai pensé que ça pouvait bien être un mensonge mais j'ai décidé d'y croire. J'ai compris que j'avais traîné trop longtemps ces boulets accrochés à mes pieds, de plus en plus lourds, sans oser les regarder. Ce n'était pas le bon moment, c'était même le pire moment professionnellement parlant, mais c'était le moment. Alors j'ai changé. Il fallait détourner le lit de la rivière, cette vie qui coulait dans une mauvaise direction, pas vers moi. Il fallait tout casser ou presque, reprendre quasiment à zéro. Il y a eu une prise de conscience des plus douloureuses, en novembre dernier. On ne côtoie pas la mort sans en garder des traces. Je me suis raccroché aux branches, instinct de survie. J'ai reconstruit morceau par morceau, lentement, laborieusement, maladroitement. Ai-je passé le plus dur ? Suis-je plus proche de mon point de départ ou d'arrivée ? Nul ne peut le dire, c'est la vieille histoire du verre à moitié plein ou à moitié vide. Ces temps-ci c'est la fin de quelque chose. Malheureusement je ne vois pas encore le début d'autre chose, mais ça viendra j'espère. En attendant je peux lâcher ici quelques morceaux de cette histoire, il y a presque déjà prescription...

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mardi 26 septembre 2006

Perdu le fil

Depuis deux mois j'avais repris confiance, un peu. Je me sentais mieux, j'avais franchi un cap. J'étais plus détendu, plus ouvert (un peu), plus serein. Prudemment, je sentais les choses évoluer dans le bon sens. "Les choses", non, je sentais plutôt que moi j'évoluais dans le bon sens. Mais il restait, il reste encore du chemin à parcourir, des étapes à franchir. Et là, aujourd'hui, j'ai perdu le fil.

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samedi 23 septembre 2006

Descente

Et c'est le même cri étouffé qui revient, qui me déchire à l'intérieur : "Maman j'ai peur !". Jamais pu le dire à l'époque. Alors il est resté. Il revient me faire mal, encore et encore. J'ai tellement peur. Je me sens si seul.

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vendredi 7 juillet 2006

Pessimiste ?

Mon lectorat préféré s'en est certainement déjà aperçu : je suis un sale pessimiste. J'ai tendance à voir le côté sombre des choses, à envisager plutôt le pire que le meilleur, à considérer tout projet ambitieux comme vraisemblablement voué là l'échec. Ce qu'il y a de bien quand on est pessimiste, c'est qu'on a souvent raison. En même temps, c'est moche, on préférerait avoir eu tort.

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mercredi 28 juin 2006

Mauvais jour(s)

Officiellement je suis débordé professionnellement, et puis j'ai aussi plein d'autre trucs que je tiens absolument à faire rapidement. Dans ma tête les phrases commencent invariablement par "il faut que je ..." (ou "il ne faut pas que je...", selon le point de vue). Pour prendre un exemple qui ne me dévoile pas trop, il y a deux ou trois choses dont je voudrais parler un peu sur ce blog. Mais j'ai pas envie, j'ai envie de rien, aucune motivation, aucune inspiration. Je pourrais me forcer à bosser un peu, ce serait toujours ça de fait. D'ailleurs c'est sans doute ce que je vais faire, du boulot un peu bâclé, le truc dont on n'est pas vraiment satisfait mais qui fait légèrement avancer le schmilblick. Bof.

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samedi 3 juin 2006

Tel père tel fils et toutes ces conneries

Regarde papa, j'ai bien travaillé à l'école.
Regarde papa, je lis des livres de la bibliothèque.
Regarde papa, j'ai battu la maladie.
Regarde papa, j'ai tout bien fait la communion, la profession de foi et toutes ces conneries.
Regarde papa, j'ai réussi mes études...

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