Ermo

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jeudi 26 juillet 2007

Clandestin

Ce que je veux ? Ce que j'aime ? Mes projets, mes espoirs ? Des questions traumatisantes pour bibi. D'abord parce qu'elles me mettent face à mon vide intime, face à mes manques criants, face à mes handicaps. Elles me font ressentir (et re-sentir, une énième fois) combien je suis inadapté à la vie, combien je ne suis pas à ma place dans ma propre vie. Oh bien sûr, le tableau n'est pas si noir : il y a les petits plaisirs du quotidien, comme les livres, musiques ou films qui me touchent, il y a surtout les amis, les rencontres, et puis toutes ces petites touches de beauté croisées au hasard de la balade, pour peu qu'on y prête attention. Je m'en contente, au sens plein : c'est-à-dire que j'en suis réellement content, je ne demande rien d'autre. Mais les grands projets, savoir où je vais ou ce que je veux faire de ma vie, j'aurais bien du mal à le dire, et même à le penser. Pourquoi ? J'ai une tonne de raisons sous la main, toutes meilleures les unes que les autres. En voici un échantillon.

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vendredi 13 juillet 2007

Le combat ordinaire

Ce matin je me suis réveillé en mauvais état. Je comprenais brutalement ce qui me tracassait de plus en plus depuis quelques jours, c'était assez violent. D'une certaine façon c'est rassurant de pouvoir attribuer une cause à l'inquiétude, mais c'est aussi douloureux de se prendre la réalité dans la tronche. J'ai eu du mal à commencer la journée. Je me suis dit que ce serait une journée modeste, que j'essaierai juste de faire mon boulot correctement, sans trop cogiter, sans faire de zèle, et si possible de voir des gens pour ne pas trop perdre les pédales. C'est ce que j'ai fait. Je m'étais dit que le but c'était d'arriver sans trop de casse à la fin de journée, et là j'aurais la soirée pour décompresser, pour m'écouter, pour laisser venir les émotions, pour "lâcher du lest". Je me doutais que j'aurais besoin de ce moment de solitude pour me retrouver, peut-être un moment un peu difficile mais nécessaire pour repartir "neuf".

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lundi 9 juillet 2007

Handicap

Je me souviens de l'entretien avec le radiologue. Un brave type : il avait tenu à m'expliquer les effets secondaires de la radiothérapie malgré mon jeune âge, certainement par conscience professionnelle. Mon souvenir est flou, d'autant plus que je n'étais sans doute pas au mieux de ma forme au moment de l'entretien, probablement sous chimio. Mais je me rappelle sa gêne, et ses efforts louables pour m'expliquer ces choses d'adulte, pas faciles à faire comprendre à un gamin d'une dizaine d'années. Imagine : non seulement il y a le problème d'aborder des questions d'ordre sexuel avec un gosse, mais en plus le gamin devant toi, tout sage et attentif, tu te doutes qu'il ne se sent pas très concerné : pour le moment guérir d'une leucémie ça suffit à son horizon, il n'en est pas encore vraiment rendu à envisager sa vie d'adulte, ça doit lui sembler un peu lointain.

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dimanche 24 juin 2007

Question d'un lecteur égaré

Quelqu'un est passé aujourd'hui sur ce blog, après avoir cherché "Comment se débarrasser de la peur de la mort ?" dans Google.

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mardi 19 juin 2007

Un bel orage

Enfin ! Après une fin de journée de plus en plus pesante, ça y est ! ça pète, ça explose, ça éclate, ça cogne, ça tonne, ça tape, ça crache, ça frappe, ça crache, ça tombe, ça gicle, ça déchire ! ça s'échappe, ça se libère, ça se vide, ça s'exprime... Ah, ça fait du bien...

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lundi 18 juin 2007

Myélogramme

Cela fait un certain temps que je vois arriver sur ce blog pas mal de gens qui arrivent ici en cherchant "miellogramme". Donc ça fait un certain temps que je me dis qu'il faut que j'en parle, ne serait-ce que pour renvoyer vers une source d'information sérieuse. Alors première information : ça ne s'écrit pas "miellogramme", mais plutôt "myélogramme" (en fait je faisais moi aussi la faute, y compris ici). Ceci devrait aider les égarés qui cherchent des informations d'ordre médical, puisqu'avec cette orthographe on peut aller se renseigner . Inutile de vous dire que vous n'aurez pas l'aspect médical sur ce blog : ma contribution à moi, ça ne peut être que le souvenir que ça laisse dans la tête d'un môme d'une dizaine d'années.

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mardi 12 juin 2007

Urgences

Ce soir j'ai fait un tour aux urgences d'un hôpital (rien de sérieux, rassurez-vous !).

Attendre son tour aux urgences, ça ne soigne pas vraiment mais ça relativise quand-même pas mal les problèmes...

lundi 11 juin 2007

Confident involontaire

Pourquoi ? Pourquoi fallait-il qu'elle me le dise ? Putain de merde, pourquoi avait-elle besoin de me faire cette confidence ? Pourquoi me choisir comme témoin, pourquoi une telle confiance en moi ? Je sais pas, c'est le genre de truc qu'une fille dit à sa meilleure amie, ou alors carrément à tout le monde, mais en tout cas pas seulement à moi !? Ça m'apprendra à être trop... Trop quoi d'ailleurs ? Trop gentil, trop rassurant, trop neutre, trop insignifiant ? Merde alors, c'est quand-même pas de bol.

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samedi 2 juin 2007

Les 10%

J'étais parti pour un petit commentaire, et puis finalement ma réflexion m'a emmené plus loin que je ne le pensais. C'est ce texte intéressant de Mémoires d'un apathique qui m'a fait réfléchir :

"Mais de se dire que si ce pourcentage (de 10%) n'augmente pas, nous continuerons à habiter un monde aberrant et inique. Parce que 90%, les autres, continueront à faire ce qu'on leur demande, quoi qu'on leur demande..."

Je me permets une modeste hypothèse d'interprétation : en général, l'être humain a tellement besoin de se rattacher à une norme, et est tellement effrayé par l'éventualité d'en être exclu, qu'il a tendance à chercher les ressemblances avec ses plus proches voisins. Mais comme les différences restent nombreuses (par définition tout être humain est unique), le groupe tend à se définir par opposition au reste du monde, ceux qu'on ne connaît pas, qu'on ne comprend pas, donc qui font un peu peur en fait. Finalement, l'être humain se sert plus de son cerveau pour se conformer aux exigences de son groupe social que pour exercer sa liberté, cet exercice nécessitant à l'opposé une démarche de "solitude intellectuelle".

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vendredi 1 juin 2007

Violence

Putain, parfois j'aimerais tuer quelqu'un ! N'importe qui, là, maintenant, tout de suite, à main nues, comme ça. Humeur méchante. Besoin animal de violence, de brutalité, de baston, de coups, de sang, de douleur. Les gens sont cons. Le monde entier est con. Si seulement un de ces connards voulait bien me provoquer un peu... Allez, quoi, un petit effort ! Vous pouvez pas avoir peur de moi, je suis tout maigre, le genre à s'envoler si on lui souffle dessus ! Vous auriez aucun mal à me casser la gueule ! Je demande pas grand chose, juste une petite insulte, un sourire moqueur, un regard de travers à la rigueur... A vrai dire là j'exagère, il m'en faudrait un peu plus, à cause de ma saloperie de conscience de merde qui m'empêcherait de réagir de façon trop "spontanée". Mais bordel, j'aimerais bien avoir une bonne raison de me battre !

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lundi 28 mai 2007

Tourner en rond

L'autre jour j'ai fait un cauchemar qui me trotte encore dans la tête. Il faut dire que je me souviens rarement de mes rêves. En fait je me rappelle seulement la fin. Je suis au volant d'une voiture, à l'arrêt, près d'un grand bâtiment gris. Il pleut, il fait sombre, il n'y a personne. Je suis stationné sur un petit parking près d'une pente boisée assez raide. Mon père apparaît au coin du bâtiment, assez loin car le bâtiment est long. Il vient vers la voiture, en trottinant un peu à cause de la pluie. Je suis énervé, quelque chose cloche. Je démarre, assez rageusement, pour aller à sa rencontre car il ne va pas très vite. Je suppose que je dois l'emmener quelque part ensuite. Sans que je ne puisse rien y faire, la voiture s'emballe et se met à tourner en rond, comme si le frein à main était mis et que l'accélérateur était bloqué à fond en même temps (enfin j'imagine que ça ressemble à ça). Donc elle fait quelques cercles hasardeux en dérapant, très vite, je n'ai aucun contrôle. Mon père s'est arrêté (il ne comprend pas sans doute ?). La voiture dérape et se met à dévaler la pente, je ne peux pas la stopper. Elle plonge finalement dans une sorte de marécage, s'enfonce, l'eau sale et froide s'engouffre. Je me noie dans l'impuissance. Fin.

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dimanche 20 mai 2007

Un (trop) grand week-end

Week-end de quatre jours chez moi, tranquille, aucune obligation particulière (à part quelques petites corvées normales). Je l'attendais avec impatience : pouvoir souffler un peu, essayer de m'occuper des deux ou trois choses que je veux faire depuis longtemps mais que je repousse toujours à plus tard, m'offrir quelques activités inhabituelles, rompre momentanément avec le train-train quotidien. Un répit, une parenthèse, une bouffée d'oxygène.

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Kurt

I tried hard to have a father
But instead I had a dad

Kurt Cobain, "Serve the Servants"

(Moi non plus, je sais pas trop ce que ça veut dire)

lundi 14 mai 2007

Dimanche moche (2)

Je rentre à Paris après avoir passé le week-end dans ma ville natale. Le ciel est gris, il pleut souvent. J'ai vu mes soeurs, ma mère, mes amis. Avec mes soeurs on se dit bonjour, comment ça va, on se donne les dernières nouvelles et puis on se dit au revoir. Avec ma mère on parle plus, mais je ne suis pas sûr que ce soit meilleur pour moi. Avec mes amis en général je suis bien, même si je me demande souvent pourquoi ils semblent m'apprécier. On discute, on boit pas mal, on rit un peu. Tout ça semble tellement dérisoire. Je me demande pourquoi ça me laisse cet arrière-goût mélancolo déplaisant. Une sorte de nostalgie pour quelque chose que je n'aurais jamais connu.

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dimanche 13 mai 2007

Dimanche moche (1)

Ma mère me parle encore une fois de mon père. De son irresponsabilité, de son absence d'autonomie, et donc de la charge qu'il représente pour elle (tout cela dit de manière moins directe et plus détaillée, bien sûr). Elle s'inquiète depuis longtemps du manque d'argent, pour le moment où il faudra payer une maison de retraite à mon père. Elle calcule sa future retraite à elle, maigre.

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mardi 24 avril 2007

Vieille camarade

Ce soir j'ai peur. Elle arrive comme ça, il suffit d'un rien, de rien en fait. Comment décrire cette peur ? Ce n'est pas une peur étouffante, qui entoure, qui oppresse. Non, c'est une peur invisible, rapide, perçante. elle me donne des coups brefs, brusques, mais pas très forts. comme si elle jouait autour de moi et s'amusait à foncer vers moi pour me bousculer, toujours du côté où je ne l'attends pas. Je ne la vois pas, je ne comprends pas, il n'y a rien pour me protéger. Je cherche un abri mais il n'y a rien, comme dans un cauchemar. Aujourd'hui j'essaie de comprendre. De quoi ai-je peur, au fond ?

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vendredi 20 avril 2007

Du doute, de la politique... et de la patience

Aujourd'hui, intéressons-nous un chouïa au monde extérieur. Il ne vous aura pas échappé que les élections approchent (ou alors posez-vous des questions, c'est assez grave). N'espérez pas que je commente ici les derniers rebondissements de la campagne des uns ou des autres, plein de gens le font déjà, et beaucoup mieux que je ne saurais le faire. Je n'aurai pas non plus la prétention de vous infliger des consignes de vote, rassurez-vous. Mais j'avais quand-même envie de parler de politique, c'est donc ce que je vais tenter de faire ci.

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jeudi 12 avril 2007

Les petits papiers

L'autre jour je profitais d'un voyage en train pour faire mon "petit papier" : c'est la liste des choses à faire, en quelque sorte. J'étais d'assez bonne humeur, et donc plutôt bien disposé à répertorier les petites corvées du quotidien et les trucs que je veux faire. Le train est assez bien adapté à cette tâche, puisque je ne peux pas y faire grand chose d'autre. Aucun risque que je m'arrête en me disant "ah ben ça c'est vite fait, je n'ai qu'à m'en occuper tout de suite", ce qui fait avancer une chose mais en fait aussi oublier quelques autres. Et puis le train est propice à laisser divaguer l'esprit, ce qui me permet de retrouver par hasard des bricoles auxquelles j'avais pensées de temps et temps et toujours oubliées.

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mercredi 28 mars 2007

Usurpateur

Ne lisez pas ça, c'est déprimant. Parfois je ne m'aime pas beaucoup.

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dimanche 25 mars 2007

Atrocement peur

J'ai gardé l'image de moi que j'avais quand j'étais enfant, et quand j'étais malade : parfois (souvent ?), je ne parviens pas à me voir autrement que comme quelqu'un d'extrêmement fragile, vulnérable, incapable de faire face même aux plus insignifiantes contrariétés.

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